Histoire

Dernier ajout : lundi 6 août 2007.

Mission archéologique française en Mongolie

Le site de la mission archéologique française en Mongolie.

En 1993, sous l’égide de l’UNESCO la Mission archéologique française est la première à s’installer en Mongolie septentrionale sur le site d’Egiin Gol où elle travaillera pendant six ans, puis sur le site de Gol Mod, l’une des plus vastes nécropoles de Haute-Asie. Depuis, quatre campagnes de fouilles ont été conduites en collaboration avec les autorités mongoles auxquelles est venue s’ajouter la participation du Gouvernement Princier monégasque en 2002.

Il s’agit d’une équipe pluridisciplinaire dont le champ de recherche est consacré à la civilisation xiongnu qui est à l’origine du premier empire des steppes (IIIe siècle av. J.-C.– IIe siècle après J.-C.) et qui constitua une menace constante pour les Chinois. Chassés par ces derniers ils vont provoquer les invasions des Huns qui ravageront l’Occident entraînant la chute de l’empire de Rome au Ve siècle. L’équipe compte en moyenne une trentaine de membres dont des archéologues, des topographes, des anthropologues, des historiens de l’art, des linguistes (mongol, chinois, japonais, russe, hongrois), des restaurateurs, des photographes et des cinéastes. Ces membres travaillent en liaison avec de nombreuses institutions en particulier avec le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France, le laboratoire Valectra d’EDF, l’Université de Washington, le Musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg etc...

Pierre à cerfs : mission archéologique

Les stèles ornées de l’age du bronze évoquées lors d’un premier travail sur les Xiongnu, publié en 2003 et intitulé "Mongolie, le premier empire des steppes" ont particulièrement attirées l’attention de plusieurs chercheurs.

Une mission archéologique consacrée à ces monuments et aux structures en pierre sèches adjacentes a ainsi éte créée. Les recherches sur ces sites dotés de stèles ornées de cervidés, et ainsi nommés "Pierre à cerfs", sont réalisées par une équipe pluridisciplaine de scientifiques de l’Académie des Sciences de Mongolie, du Musée d’Anthropologie préhistorique de Monaco, l’Unité toulousaine d’Archéologie et d’Histoire, et le centre archéologique BIBRACTE du Mont Beuvray.

Ce site a donc pour but de témoigner des découvertes de cette mission et de mieux faire connaitre cet art rupestre méconnu en occident, temoignage de l’art scytho-sibérien.