Chîne intérieure, extérieure
Par Michaeldesiles,
samedi 15 décembre 2007 à 02:17 dans Général / Société
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2011 XOXOT 2 heures du matin
Sous les lampions chahutés au vent de décembre la petite ville à la frontière clignote de tous ses feux. Il est deux heures du matin. Des arrières boutiques résonnent les échos des tractations de la nuit. Nous partons pour Zamin ool à quelques kilomètres… le Gobi. Plus besoin de changer de véhicule, les rutilantes chinoises peuvent maintenant traverser pour envahir le désert , de l’autre coté de ce qui était encore, il y a peu la Mongolie Extérieure souveraine et indépendante, un peu bananière et dolente mais forte et fière de ses traditions. Il y avait un désert, c’était le Gobi.
L’autoroute qui doit nous conduire à Oulan Bator, à quelques 900 kilomètres au nord est un tapis roulant, que l’on doit à Shimao, le monstre industriel de Shangaï . A Dalantsagad, la première étape, les enseignes sont en Chinois. Le mystère demeure sur la présence de la COGEMA, qui creusait qui creusait pour de l’uranium : il m’en souvient. Il fallait 40 millions de tonnes de minerai pour rendre le gisement exploitable. Alors les Français creusaient. Moi je rodais en ces vastes régions, toujours surpris de découvrir au détour de chaque butte de rocailles, non point un oasis mais un puits d’eau pas toujours potable. J’ai toujours pensé que ce désert était assis sur l’eau. Je n’étais pas le seul! J’y voyais à l’époque un danger…déjà . Au nord à l’Ouest le grand lac d’Kvovgul ne renferme t il pas 1 pour cent des réserves de la planète en eau potable, alors que l’Asie central, à la porte d’a coté manque d’eau. J’y voyais un danger.
Va la vie va, la vie va…A Avaarheer les marchands sont Chinois, les chalands parlent Chînois. Les prix ont baissés, les têtes aussi, ramassées sur tant de peine. Au nord près des mines de cuivre maintenant totalement Russes, l’ont parle Russe la tête ramassée.
Les touristes Français sont toujours là , à photographier les dernières traces d’un musée du temps passé. Il faut s’enfoncer très loin dans la steppe pour dénicher le dernier nomade.
Cela avait commencé il m’en souvient le premier septembre 2008. Le grand stade de Pékin venait de fermer ses portes après la grand’ fête.
L’on a pleuré, partout dans le monde...A la Une….pendant …2 jours.







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